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Exposition Gabriela Goldstein
Avec le soutien de l'ambassade d'Argentine
Vernissages les jeudi 15 octobre et 29 octobre 2009 à partir de
18h30
L’exposition se tiendra du 15 au 29
octobre 2009
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Gabriela Goldstein est née en 1959 à Buenos Aires. Elle suit des études
d’architecture et obtient son diplôme en 1982. En 1984 et 1985 elle enseigne
le design à la faculté d’architecture de l’Université de Buenos Aires et la
théorie de la Communication visuelle à l’Université de Belgrano. Elle
s’initie à la peinture à partir de 1985 et participe à l’atelier de Gabriel
Messil. Parallèlement, elle obtient son diplôme en psychologie et devient
membre de l’Association Psychanalytique Argentine (APA). En 2005 elle publie
« L’expérience esthétique : écrits sur l’art et la psychanalyse ». Parmi les
expositions importantes auxquelles elle a participé, on peut citer celle de
la Galerie Pueblo Blanco à Punta del este en Uruguay en 1987, celle du
centre culturel Recoleta de Buenos Aires ou encore celle de la galerie Do
Carmo à Porto Alegre au Brésil en 1998. Elle a également participé à de
nombreuses expositions collectives. Ses œuvres font partie de diverses
collections privées et institutions internationales.
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Les fleurs de Gabriela Goldstein furent d’abord des taches ; maintenant les
taches sont devenues des signes enveloppés dans des systèmes que seule
l’artiste peut déchiffrer. Lorsque Goldstein rebrousse chemin et qu’elle
interroge ces conglomérats de peinture épars sur la surface, elle trouve
qu’il n’y a pas en réalité d’énoncés à formuler :
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le « langage » de ses tableaux se nourrit lui-même
sans médiation des références ni identifications.
Des fleurs hypothétiques –la représentation ne
prétend pas être réaliste- et des gribouillages s’entrelacent les uns
avec les autres comme si une ponctuation était viable. Chaque séquence,
déployée avec la joie d’une ronde, d’une danse spontanée, simule
posséder une logique rectrice où serait compromise une promesse de sens.
Pourtant, les clés d’accès à la structure échappent et le signifié
demeure intact, secret, protégé dans les profondeurs de sa condition
hiéroglyphique.
Dans la peinture de Goldstein, ce n’est pas seulement
la forme – du dégoulinement à la ligne - qui propose
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Huellas-escrituras |
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cette illusion sémantique, mais aussi la spécificité des pigments
accompagnés d’un emploi précis. Dans les tableaux d’un peintre
essentiellement coloriste, la couleur ne saurait occuper une place mineure :
l’agencement exact des teintes froides et chaudes emphatise l’effet de
progression discursive, bien qu’il ne s’agisse que de quelques tons purs qui
se combinent et se répètent à l’intérieur des bords de chacune. |
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Même si le vocabulaire de l’art et de l’esthétique a
tendance à aborder avec une certaine labilité la notion de bord, en
incorporant les portées métaphoriques des images –leur dehors-, dans le
cas de Goldstein le concept s’ajuste à la matérialité la plus stricte :
la peinture se maintient à une distance prudentielle des marges très
nettes, qui renvoient au traitement courant de la feuille en blanc de
l’écriture occidentale.
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Escrituras y jeroglificos |
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Biffés et barbouillés, les signes de Gabriela
Goldstein semblent répondre à une « ébauche » d’écriture. Si ses
graphies constituaient des phrases, elles ne seraient pas les axiomes
catégoriques d’un mathématicien, mais elles se rapprocheraient plutôt
des divertissements lyriques d’un écrivain.
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Eva Grinstein |
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L'expérience de l'art nous fait vivre une forme paradoxale d'apparition
de la beauté. Il s'agit là d'un vécu difficile à comprendre, car il
recèle quelque chose de profondément étrange. Certains textes de
psychanalyse traitent de cette émergence, comme celui qui reprend
l'expérience d'un “phénomène inusuel”, ressenti par Freud devant
l'Acropole d'Athènes. Une relecture personnelle de ce texte permettrait
de comprendre ce “phénomène inusuel” comme une nouvelle “catégorie” que
Freud n'explicite pas malgré l'évidence de sa présence. Ce texte décrit
précisément cet instant particulier que nous appelons l'expérience
esthétique. La thématique du transitoire est au coeur de ce que Freud
évite de rencontrer, et qui devient ainsi une sorte de clé permettant de
dés-occulter, d'ouvrir l'accès à une autre dimension du temps, de la
finitude et de l'altérité mais aussi du trauma, de l'interdit et de
l'univers sensoriel. Un seuil est ainsi franchi, au-delà duquel une
pensée différente sera possible. L'expérience esthétique est à la fois
un pont et le lieu où s'inscrivent l'art et la psychanalyse.
Quatrième de
couverture de “L’experience esthétique, écrits sur la psychanalyse et
l’art” |
"L'expérience esthétique est une expérience du bord
qui met au seuil d'une nouvelle perception, un seuil au-delà duquel les
différences entre raison et sensation s'effacent. Cette expérience est
possible à condition que le sujet de l'expérience puisse symboliquement
se tenir à distance d'un bord qui serait trop inquiétant … comme s'il
s'agissait d'un gouffre qui ne serait pas dans l'objet lui-même, mais au
centre du sujet, un dédoublement de son propre vide d'expérience.
C'est
ce bord virtuel que nous traversons dans l'expérience esthétique,
l'abolition de la frontière entre le sujet et l'objet. Nous accueillons
ainsi une commotion sensorielle qui traverse par effraction la cuirasse
éduquée grâce à laquelle nous filtrons la réalité et nous nous laissons
toucher dans notre émotion profonde.
Reprenant la description du lieu de cette expérience esthétique que fait
Agamben (1995), je dirais que c'est dans ce territoire situé entre
l'amour narcissique et l'élection d'objets externes que pourront venir
prendre place les créations de la culture humaine".
Extrait
de "L'esthétique du souvenir : Freud à l'Acropole. Une étude
psychanalytique de l'expérience esthétique."
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Expositions individuelles (sélection)
1985 Bar-Baro, Buenos Aires, Argentine.
1987 Centro Cultural Pueblo Blanco, Punta del
Este, Uruguay.
1993 Centro Cultural
Recoleta, Buenos Aires, Argentine.
1997
Centro Cultural Jorge Luis Borges, Buenos Aires, Argentine.
1998
Galerie Do Carmo, Porto Alegre, Brésil.
1999 Espace Derr,
Heidelberg, Allemagne.
2000 Galerie Cecilia
Caballero, "Escrituras preliminares", Buenos Aires, Argentina.
Espace du Consulat
Argentin à Milan, Italie.
2001 Archivi900,
"Gramática floreale" Milan, Italie.
Art McCann, "Eine
Grammatik der Blumen", Francfort-sur-le-Main, Allemagne.
"Emergencias artísticas",
La Boca, Buenos Aires, Argentine
2002 Galerie "Zone F",
"Eine Grammatik der Blumen, Berlin, Allemagne.
Galerie Via larga,
"Bibliografía Imaginaria", Florence, Italie.
2004 Consulat Argentin de
New York, "Project and Constructions", Etats-Unis.
2005 Galerie Il
Canovaccio, Rome, Italie.
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Principales expositions collectives
1985
"Selección de jóvenes pintores" Galerie Jacques Martínez,
Buenos Aires, Argentine.
"Taller de Gabriel Messil", La Cave, Buenos Aires,
Argentine.
1986 "3 jovenes artistas" Galerie Ruth Benzacar,
Buenos Aires, Argentine.
1987 "Intenciones", Estación Perú, Buenos Aires,
Argentine.
1990
El Stud de Arte, Buenos Aires, Argentine.
1992
"Maraton", Galerie Sara García Uriburu, Buenos Aires, Argentine.
1998 "Artíssima", Stand
Fundación Overstudio, Turin, Italie.
1999
"Tre storie" Galerie Overstudio, Turin, Italie.
"Encuentro con la nueva realidad argentina", Fundación Overstudio,
Turin, Italie.
"Artíssima", Stand Fundación Overstudio, Turin, Italie.
"Pit
stop", Fundación Overstudio, Turin, Italie.
Raffaella Silbernagl, Arte Contemporáneo, Daverio, Italie.
2000
Galerie Prima Visione, Galarate, Italie.
2001
Centro Cultural Borges, "Autorretrato", Buenos Aires, Argentine.
2002
Trench Gallery, Punta del Este, Uruguay.
2003
Trench Gallery, Punta del Este, Uruguay.
2004
Galerie Loreto Arenas, "Maratón", Buenos Aires, Argentine.
2005
Galerie Loreto Arenas, "Maratón", Buenos Aires, Argentine, Centro
Cultural, "Promesse du Bonheur", Spoleto, Italie
2008
Polid´arte.
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Bibliographie (sélection)
"Artistas
jovenes", E.P., Diario Tiempo Argentino, Buenos Aires, Argentine.
"3 jovenes
artistas", Galerie Ruth Benzacar, Jorge López Anaya, Buenos Aires,
Argentine.
"Los detonantes de la
imaginación en María Gabriela Goldstein", Diario La Prensa, Buenos
Aires, Argentine.
"La pinturas de María
Gabriela Goldstein", Cesar Magrini, Diario Clarín, Buenos Aires,
Argentine.
Sugestivas imágenes en
una muestra, Osvaldo Quiroga, Diario Cronista Comercial, Buenos Aires,
Argentine.
Worth seeing in town,
Alfredo Cernadas Quesada, Diario Herald, Buenos Aires, Argentine.
"No todas son flores",
Albino Dieguez videla, La Prensa, Buenos Aires, Argentine.
"Pinturas Gabriela
Goldstein", Agendarte, Buenos Aires," Argentine.
"Pinturas Gabriela
Goldstein", Diario El Cronista, Clarín, Buenos Aires, Argentine.
"Abre la muestra,
Gabriela Goldstein, pintora argentina" Correio Do Povo, Porto Alegre,
Brésil.
"Artissima", Catalogo
Overstudio, Turin, Italie.
Sensibilidad
en la factura, Aldo Galli, Diario La Nación, Buenos Aires, Argentine.
Gabriela Goldstein,
Carlos Dibar, Diario El Cronista. Cultural, Buenos Aires, Argentine.
"Entrevista", Diario Las
Cañitas, Buenos Aires, Argentine.
"Pinturas de Gabriela
Goldstein", Revista Luna, Buenos Aires, Argentine.
"Pinturas de Gabriela
Goldstein", Revista Gente, Buenos Aires, Argentina.
"Gabriela Goldstein
pinturas", Inés Katzenstein, Notas del Centro Borges, Buenos Aires,
Argentine.
"No todas son flores",
Albino Dieguez videla, La Prensa, Buenos Aires, Argentine.
"Pinturas Gabriela
Goldstein", Agendarte, Buenos Aires," Argentine.
"Pinturas Gabriela
Goldstein", Diario El Cronista, Clarín, Buenos Aires, Argentine.
"Abre la muestra,
Gabriela Goldstein, pintora argentina" Correio Do Povo, Porto Alegre,
Brésil.
"Artissima", Catalogo
Overstudio, Turin, Italie.
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La galerie Art Émoi et
l’Ambassade de la République Argentine en France ont le plaisir de vous
convier au vernissage de l’exposition de Gabriela Goldstein le jeudi 15
octobre 2009 à partir de 18h30
Galerie Geoffroy de La Taille - Art Emoi
64 rue des Tournelles – 75003 Paris
M° Chemin Vert – Saint Paul – Bastille
Contact : Geoffroy de La Taille – 06 15 97 35 24 - 01
78 56 57 54
gdltt@art-emoi.fr
–
www.art-emoi.fr
L'exposition est
ouverte du lundi au vendredi de 12 h à 19 h ainsi que les samedi et dimanche
de 14 h à 19 h.
Pour vous y rendre : M° Chemin Vert, Saint Paul ou
Bastille.
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