Biographie
INTENTIONS DE L'ARTISTE
ENCRES DE CHINE
Je pratique l’encre de chine depuis novembre 1968 exactement. Et ça
me fait drôle de réaliser que ça fait déjà 40 ans.
J’ai un souvenir très précis de ce matériau qui m’a été offert sous
sa forme traditionnelle (pierre à encre, bâton d’encre, porcelaine à
eau, rouleau de papier et pinceau à long poils de chèvre) pour la
calligraphie. C’était à Tokyo et je ne savais écrire que très peu de
caractères japonais, j’étais toute seule avec mon matériel, mes
exercices de calligraphie ont donc rapidement dérivé vers
l’expression libre ……….Mais j’ai aimé cette encre tout de suite.
J’aime bien son odeur un peu acre et lourde, différente selon le
fabriquant. J’aime bien aussi sa visquosité, elle est un peu grasse,
elle brille de noir. Et je ne lui en ai jamais voulu de faire de
grosses taches indélébiles non désirées.
Et puis maintenant que j’en ai qui sort direct d’une grande
bouteille d’un litre je jubile de ne pas avoir à frotter le pain
d’encre sec contre la pierre pendant des heures pour en obtenir une
cuiller à café. On peut travailler en grand, on peut gâcher, c’est
merveilleux.
Ce n’est pas très méditatif pas très casher, mais pour une fois je
suis moderne.
Isabelle Labat février 2008
PARADIS
Oui la peinture c’est le Paradis, enfin… quand ça marche.
Si la peinture contient peut-être une réminiscence, d’un Paradis
perdu ou d’un Japon lointain et si le peintre n’échappe sans doute
pas à l’imprégnation culturelle, quelle importance?
Puisque de toutes façons reproduire la nature visible n’a de sens
que lorsque s’y ajoute la trace sensible qu’elle a laissée dans
l’émotion et dans l’esprit.
Toutes les œuvres du même auteur contiennent probablement chacune
toutes « ses » traces, à des degrés divers, avec des dominantes
variables.
Certains disent que d’une certaine façon un peintre fait toujours le
« même » tableau.
JARDIN ANGLAIS
Le peintre au travail a souvent
l’impression que « c’est la peinture qui commande ». Il lui semble
que ce serait la peinture elle-même qui semblerait exiger qu’il
ajoute ceci, efface cela.
Comme si la peinture naissait d’une impulsion mentale irrationnelle,
et qu’ensuite elle ferait obéir le peintre à sa nécessité interne.
Mais ce n’est pas vrai : La force initiale est récupérée, et
finalement c’est le peintre qui commande à la peinture de se plier à
son organisation, à son ordre et à sa logique. L’abandon du peintre
à sa peinture le réduirait à la pure technique, à l’automatisme, au
procédé. Le peintre garde la maîtrise de l’énergie initiale.
L’encre de chine, liquide et fluide, lourde et visqueuse quand elle
est pure, échappe, coule, dégouline, bave, transperce le papier, et
prend son indépendance.
Mais tous les accidents sont récupérés ou éradiqués.
Un jardin anglais, en somme.
Isabelle Labat février 2007
"Etals" :
La peinture d'Isabelle Labat est protéiforme, foisonnante,
généreuse.
Derrière des damassés cardinalices, elle raconte un étal de
poissons, et ses fenêtres savamment orchestrées ouvrent sur des
profondeurs imaginaires qui ne sont pas des puits sans fonds.
Le motif d'inspiration original s'efface et se transforme.
Calligraphie et boites de sardines deviennent prétexte à la quête
d'une teinte raffinée.
Dans ce jeu de cache-cache propre aux artistes qui aiment pour leur
bon plaisir laisser des indices qui ne sont familiers qu'à
eux-mêmes, les pêcheurs d'images que nous sommes peuvent sous une
autre lumière, sous un autre angle, sous un autre regard aussi, voir
se faufiler une nouveauté fugace : un blanc accentué, une fleur
gommée, un rideau qui se soulève.
Dans cette recherche d'un espace de silence et cette appréciation
délicate d'un mystère, il est heureux de saisir un mariage réussi
entre l'Orient et l'Occident.
Blandine de Dinechin, novembre 2002
Tableaux d'une exposition
15 novembre 2002
"Les tableaux donnent à voir"
Je suis saisi par ces teintes chaudes, rouges, bruns, ocres, briques
de ces deux grandes toiles en entrant dans la galerie.
Il y a ces flammes rouges qui se penchent sur un foisonnement
d'entrelacs à la richesse de teintes merveilleuse. On me dira qu'il
s'agit d'un étal de poissons et de crustacés, la nature est donc
belle et la peinture est encore plus belle.
En vis à vis il y a cette tache claire, blanche, travaillée de
traits, de spirales, d'ouvertures. Au centre de cette de cette
banquise magique aux éclats irisés je vois des ouvertures sur le
vert - herbe et printemps- et sur un œil, là aussi poisson
peut-être.
Et puis il y a ces œuvres de taille réduite (30 x 24) celles qui se
donnent à voir à une personne à la fois, pour une contemplation
individuelle mais non-égoïste puisqu'elle ouvre à la poésie. Elles
me paraissent des gravures mais ce sont des peintures : fond gris
encadré de fins fils noirs.
Hugues d'Hautefeuille.
« Though
my friendly and educated eyes have observed Isabelle Labat’s growth
for over ten years, I prefer to cite the effects of her work by
listing the sensations and thoughts her paintings evoke on
immediate viewing--rather than analyze her development, or describe
the formal concerns and universal issues she has contended with, and
clearly succeeded at. Just watching where these formidable works
lead startles my perceptions. I offer instead this response to the
poetic power and pleasures generated by these welcome, visual
reminders of lost beauty.
Eden Before The Fall
The Secret in Plain View
The Impossible Possibility
Abstraction with Content
The Ongoing Narrative
Beyond Boundaries
Surface Suggestions
Expressionistic Edges
Story Without Words
Behind the Mist
Under the Veils
The Dark Forces
Announcing Dawn
Hearing the World
The Temperature of Light
The Sound of Air
Witness of Time
The Majestic Silence
The Sight of Truth
When viewing the riches of Isabel’s work, you don’t need your
head--only your heart. »
Lesley Schiff
New-York , 2008 March 25th.
PRINCIPALES EXPOSITIONS
Expositions
personnelles
2007
Ville de Pontault-Combault 77
2006
« Collectif 125 », 125 bd saint Germain Paris
2002 – 2003 - 2007
Galerie Gavart (Paris Sème)
Restaurant Avel Vor - Port Louis - en permanence
2002
Exposition à « La Dépêche du Midi »- Toulouse
1997 et 2001
OFIVALMO (Paris 17ème)
2000
Shanghai Art Fair avec la “Red Gate Gallery”
Mairie de Paris - Centre Valeyre
China Art Expo - Pékin
1995 et 1996
Hôtel Le Grand Coeur à Méribel
Salons et
expositions collectives annuelles
Salon des Réalités Nouvelles, Paris, depuis 1996
« Parcours d'Artiste - Arts dans la Ville » Pontault-Combault
Galerie « Le Temps d'une escale » en permanence depuis 1999
Galerie Gavart (Paris 8ème) en permanence depuis 2001
Galerie Delta Paris depuis 1997
Euro Celtic Art - Lorient - 2001 à 2004
Expositions
ponctuelles
2006
Galerie Lucrèce rue Salneuve Paris 17ème
2002- 2003
Mairie de Najac « A Volets ouverts » Aveyron
Galerie La Maison de la Fontaine à Najac, Aveyron
2001
Sélection de la « Triennale d' Osaka » (novembre 2001))
Hongkong Art Exposition- "French May"
2000
Salon MIA, salle Wagram (septembre)
1997
Portes ouvertes de L'Ile aux Peintres- La Ferté Milon
Galerie Art Présent (Paris)
Hôtel « Le Grand Cœur » à Méribel
1996
Galerie Art présent (Paris)
Portes Ouvertes des Ateliers Beaux-arts de la Ville de Paris
Office du Tourisme de Méribel (73)
PARCOURS
Après une enfance partagée entre la France et le Japon, s’est fixée
à Paris.
Études juridiques
et artistiques
Carrière dans
la banque puis dans la communication, peinture
parallèlement.
Depuis 1991 :
peinture exclusivement