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Biographie
Artiste français, diplômé en Arts Plastiques (Beaux Arts de Paris et Université de ParisI ) ainsi qu’en Philosophie ( Paris-Sorbonne), vit et travaille en région parisienne. Il a exposé en France (Paris, Versailles, Angers, Sarlat, St Cyprien, Poitiers, Vichy) et à l’étranger (Montréal, New-York), dans les galeries Archifleur, Duncan, Furstenberg, Espace Antonelli à Paris et est en permanence à la galerie l’A-part à Poitiers. Il fait partie des associations « Artistes à la Bastille », « Ymage », « D.A.Diffusion », et a publié chez Plasma et dans la revue internationale de Poïétique. Ses chemins l’ont conduit à s’intéresser à la provocation que le geste et la peinture comme médium produisaient à l’égard du Figural (corps, architecture, paysage, signes).Dans ce processus la Figure se met en scène dans l’évanouissement d’une autre, autant dans la dynamique des traces (gestes, taches) que par une dialectique optique entre l’apparition et la disparition (jeux de miroirs, transparences, changements de plans, d’échelles).
INTENTIONS DE L'ARTISTE « Qui sommes-nous ? » La question vaut d’être maintes fois remise sur le métier. Avec celle qui en est le pendant : « D’où venons-nous ? » Question de l’identité et question de l’origine. Entêtantes toujours. Et toujours collectives. Kapko a la décence et probablement l’élégance d’esprit - de ne pas les poser à titre individuel. Et encore moins à titre personnel : « Qui suis-je ? D’où viens-je ? » Questions dont on entrevoit instantanément la vanité. A l’heure où le bruissement de l’identité et des origines trouve de plus en plus souvent et de façon excessive des réponses dans l’exacerbation du sens communautaire, Kapko tient bon. Il affirme avec vigueur que maintenir la question posée vaut mieux que toutes les réponses malheureuses auxquelles d’autres se montrent si pressés de se rendre. Tendre la question, toujours. La tenir en alerte. Comme un sémaphore en suspens. Ne serait-ce d’ailleurs pas là le lot du peintre ? Mieux, la contrainte d’une faiblesse assumée ? C’est, à coup sûr, la garantie d’une innocence imméritée. Le mutisme de la toile : à la fois source d’inquiétude et rédemption pudique. Kapko livre des corps. A foison. Comme ceux de Lascaux livraient les représentations des animaux qu’ils vénéraient, sans doute. Depuis que les hommes produisent des images, ils disent leur perplexité et leur fascination. Chez Kapko, les corps sont nombreux. Des corps en pagaille d’êtres anonymes. A peine nés. Venus de je ne sais quelles entrailles. Des visages aussi. Une espèce d’engendrement incessant et forcené. Mais paisible. Inquiet pourtant, peut-être. Une multitude ouvrageuse et oisive qui dit l’ahurissant déferlement hominien depuis que le monde est monde. Un enchevêtrement saturé, généreux, prodigue, d’où naît, dans une sorte de bruissement sourd, une humanité valeureuse. Mais, curieusement, aucun dégoût. Aucune désolation. Seulement l’incessant mouvement d’êtres incertains. Car, à peine nés, nous le disions, d’autres surgissent sous nos yeux. Tous aussi improbables. Et pourtant visibles. Le regard fait naître les motifs du dessin ou de la peinture. Mais alors, le regard naît lui aussi ; on pourrait dire : « sous ses propres yeux ». Une sorte de jeu insolite s’engage qui ébahit le regardant et excite son désir de voir encore. Et encore. Et l’amène à quelque prudence. Tiens, d’autres figures apparaissent à nouveau. Puis d’autres, là, en creux C’est cette lente déambulation qui, un temps, désoriente le regardant l'œuvre semble jouer avec lui, s’ingénier à le prendre en défaut. Non sans malice. Sans doute pour mieux le retenir. Car, pour peu qu’il daigne s’arrêter quelques secondes devant elle, le regardant constate vite qu’il ne s’en départit pas si rapidement. Et sans doute pour lui infliger un délicieux tourment. La toile paraît vouloir garder la maîtrise de la relation. Il n’est pas question qu’elle accorde à celui ou celle qui se poste devant elle la fantaisie de décider de leur commerce. (S’il le fallait, serait-elle prête à s’en retourner ?). Le moins qu’on puisse dire, en tous cas, c’est que cette relation, elle tient à la prolonger. A l’inscrire dans le temps. Seule condition pour que l’espace de l’autre à l’autre, soit le processus de l’altérité, vive. Une peinture qui ouvre la temporalité, donc intensifie le vivant, ce n’est pas si fréquent. Depuis que l’homme se regarde et se tend le miroir des uvres picturales et, plus près de nous, depuis que l’homme est devenu objet de science pour lui-même, le mystère de l’humain ne s’est jamais autant épaissi. Kapko n’en révèle rien. Peut-être scrute-t-il les impondérables de l’espèce ? Mais peut-être n’en a t-il cure. Ses uvres ont pourtant la gravité réjouissante de celles qui ne renoncent pas à affronter la figure humaine. De celles qui ne désertent pas devant la tâche peut-être perdue d’avance ! non de comprendre, mais assurément de piéger les innombrables avatars de "l’humanitude". On comprend que la lassitude l’envahisse parfois. La tâche, c’est sûr, est immense. Mais, par quelque bout qu’on le prenne, est-il d’autre moyen de retenir un tant soit peu l’imposant et débordant récit des générations ? Le trop-plein des fictions des pauvres vies ? L’excédent des histoires d’hommes mi-réussies mi-ratées.
Pour autant la peinture de Kapko n’est pas narrative. Plutôt, l’histoire qu’elle raconte est toujours la même, celle de l’apparition-disparition. Mais cette histoire-là ne renvoie à rien d’autre qu’à l’histoire de la peinture elle-même. La parousie toujours. C’est le propre des grands peintres de rejoindre, chacun à son époque, la question fondatrice de son art : qu’est-ce qui surgit lorsqu’apparaît la face de l’homme ? Citons Gréco, Vélasquez, Goya
De Kooning, Bacon
Kapko ne se dérobe pas. Et si la « face de l’homme », chez lui, ressemble à une cohorte d’êtres le plus souvent sans chemise, nus à l’excès, c’est que la multitude est autrement plus comptable de l’espèce que ne l’est l’unité. L’homme n’est pas seulement multiple, comme on le dit trop souvent, il est nombreux, il est légion. Il est considérable, c’est bien le mot. Dès lors, tendons la question une nouvelle fois qui ne sera pas la dernière : « Qui sommes-nous ? »
Etienne Marest Août 2009 1977
Galerie Archifleur, Paris Galerie R. Duncan, Paris Salon de New-York, 1er Prix de Dessin Salon des Artistes français, Grand Palais, Paris La Grande Masse, Paris Plasma Lib., Paris, 1979
1978
Salon de la Jeune Peinture, Versailles Centre culturel, Maurepas, « Parêtre » (collectif) Galerie Archifleur, Paris
1981
Salon international de Peinture contemporaine, Québec, Médaille d’argent Salon d’Igny
1984
Les Gémeaux, Sceaux
1986
Salon Montrouge
1987
Médiathèque J. Cocteau, Massy
1990
Galerie Rivaud, Poitiers Jeune Peinture, Angers
1991 - 1992
Galerie Furstenberg, Paris
1991 - 1993
Galerie Algorithme, Palaiseau
1993 - 1995
Salon de Mitry-Mory
2000
Espace A. Malraux, Yerres, « Positif/Négatifs » Galerie C. Weyer, Centre culturel V. Larbaud, Vichy Espace Antonelli, Paris Viaduc des Arts, Paris
2001
Galerie du Lavoir, Sarlat « Convergence » -Création contemporaine, 6ème édition, St Cyprien Espace Antonelli, Paris Cour St Nicolas, « Ymage expose », Paris
2002
Galerie C. Weyer, Vichy Maison des Métallos, « Sans dessus-dessous », Artistes à la Bastille et Aubade, Paris
2003
Espace « L’avant-Seine », Paris Salle Olympe de Gouge, « Tous en piste », Paris
2004
Galerie du Lavoir, Sarlat Galerie l ‘A-part, Poitiers Maison du Faubourg, « Tous en boîte », Paris Espace Arnal, « Les jours d’après »
2005
La Faisanderie de Sénart, « Art au vert », Etiolles Espace des « Blancs Manteaux », « Homo Précarius », Paris Mairie du XIème, « L’homme précaire »
2006 - 2007 - 2008
Espace Commines, « Don d’orgasmes », Paris, 2006 ; « Dédale », 2007 ; « Micro-Macro »2008
2009
- M.D.A (Maison des Associations), Paris - Mairie du XIème, Paris PUBLICATIONS - PARTICIPATIONS
Plasma, n° 5, Ed. Plasma, Paris La nuit de sang, M. Blay, Ed. A. Michel, Paris Errata, n° 11, « Une répétition générale », Paris Wolf trap, Y. Phil, Ed. Plasma, Paris Autrement, « La fête », Ed. Autrement, Paris Le Monde du dimanche, Le Monde, Paris Participation aux actes du Colloque International de Philosophie de la Création, sous la direction de R. Passeron, Ed. Poïésis, Paris Poïétiques, n° 3 / 4, Du bord à l’abîme : quelques remarques à propos du « mode mineur de la création », Paris.
J'aime les oeuvres de Marc Kapko et je le fais savoir à mes amis
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