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Marie KANONY
voir ses oeuvres
J'aime les oeuvres de
Marie Kanony et je le fais savoir à mes amis

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Biographie
INTENTIONS DE L'ARTISTE
L'impression qui domine,
lorsqu'on entre dans l'univers pictural de Marie Kanony, est la
profusion de ce dernier : cette artiste est féconde et semble créer
des œuvres nombreuses avec facilité. Ce n'est bien sûr qu'une
impression, mais renforcée par le fait que si c'est bien l'œil qui
est requis par ces tableaux, si c'est bien par rapport à lui que
s'ordonne le sensible, il y a davantage : tout se passe comme si
plusieurs sens étaient sollicités, dont l'ouïe. Il y a chez Kanony
une musique de la peinture. Celle-là même dont parlait Delacroix, et
pas dans un sens seulement métaphorique (ne savons-nous pas
aujourd'hui, grâce à Olivier Messiaen, qu'il y a une sonorité des
couleurs comme une couleur des sons ?). Marie Kanony est une
coloriste, et c'est sans doute pour cela que sa peinture est
essentiellement abstraite.
Si bien que ce qui court le
long des tableaux de Marie Kanony ressemble fort à ce que Bachelard
appelait l'imagination matérielle. Car la couleur est bien une
matière : c'est en elle que le dessin prend forme ici, c'est par
elle que des fragments parfaitement figuratifs s'intègrent à un
ensemble qui ne l'est pas. Voyez par exemple ces œuvres dont le
point de départ semble être une cour d'immeuble ; le peintre est
intervenu, et l'œil ne distingue plus, au final, qu'une ou deux
fenêtres. Le peintre a décidément pour mission de produire un monde
singulier : non pas un réel déjà vu, mais un autre monde, absolument
nouveau, au sein duquel se mêlent l’imaginaire et le réel, l'affect
et le concept par une chimie dont l’artiste détient, sans doute le
secret, mais dont elle ne connaît pas à l’avance les règles (elle
les invente au fur et à mesure qu'elle peint). A ce jeu, Marie Kanony excelle : prenons deux exemples.
Soit deux tableaux récents de
Marie Kanony : Technique mixte 162 x 130} 2001 et Technique mixte
195 x 160, 2003. Le peintre ne leur a pas donné de titre ; la
peinture ne doit-elle pas se suffire à elle-même ? Marie Kanony
pense qu'il est inutile de parler à sa place. Ses œuvres peuvent
nous parler seules, elles sont même fort éloquentes. Dans l'un et
l'autre des tableaux cités, de longues bandes verticales rythment
totalement ou partiellement la surface, si bien que me reviennent en
mémoire en les voyant deux vers de Baudelaire : Et nous allons,
suivant le rythme de la lame Berçant notre infini sur le fini des
mer s C'est-à-dire les mots mêmes qui inspirèrent en 1949 à Robert
Motherwell Le Voyage, tableau portant le même titre que le poème et
construit sur la base de barres verticales.
Ces peintures -celles du
grand américain hier comme celles de Marie Kanony aujourd'hui- n'ont
rien d'autre en commun que ce « rythme de la lame », mais cela
suffit pour nous les faire apparaître comme des objets finis
s'ouvrant sur un infini du fait qu'elles fonctionnent comme une
portée musicale : une traversée. Traversée latérale pour commencer,
mais aussi plongée en profondeur : Marie Kanony joue en virtuose des
transparences et des collages, laissant toujours des fragments
surgis de l'en dessous venir affleurer à la surface et capter notre
regard au gré de ses inventions formelles. Le Voyage de Motherwell
préfigurait les Élégies à venir. Les Techniques mixtes 2001 et 2003
de Marie Kanony annoncent la naissance d'un monde spécifique, encore
inconnu, dont nous avons seulement la certitude qu'il appartiendra
totalement à l'univers de la peinture.
Cela fait longtemps que l'on
a compris, en Occident, que la peinture n'a plus pour fonction de
célébrer l'ordre optique et visuel. Mais on a eu tort d'en conclure
qu'elle est morte. Au contraire : par le plaisir qu'elle procure,
non seulement la vraie peinture fait sentir l'arbitraire des
représentations descriptives d'autrefois, mais elle nous convainc
qu'elle seule peut donner ce plaisir. Ce dont l'art de Marie Kanony
témoigne en ces temps de doute, c'est que la peinture a bien pour
fonction de donner à voir les formes sensibles de la jouissance, car
elle n'a jamais cessé d'être une affaire de corps désirant.
Certains se désespèrent
aujourd'hui, et nous parlent d'un « art contemporain » qui serait
malade. Serait-il téméraire de leur rappeler que c'est plutôt le
corps qui est malade ? Le corps social comme représentation bien
sûr, à ne pas confondre avec le corps qui désire comme invisibilité.
Si bien que les tableaux de Marie Kanony, par des cheminements dont
il est impossible de rendre compte en peu de mots, sont affaire de
puissance libérée par le plaisir que l'on prend à les regarder et
dont nous sentons bien qu'ils nous offrent un accès à ce qui n'est
pas visible. Plaisir directement proportionnel, en l'occurrence, à
la somme de joies et peut-être de souffrances qui ont été le lot de
l'artiste dans l'accomplissement de sa création.
J'ai dit au début que les
œuvres de Marie Kanony sont « essentiellement abstraites » et non
pas totalement. C'est que dès le deuxième regard, on constate que
des éléments figuratifs, ou allusifs, ou encore des emprunts directs
à la réalité (on trouve par exemple des collages de papiers peints
fleuris dans d'autres tableaux et j'ai évoqué certaines fenêtres...)
Ces éléments viennent enrichir les compositions. Cependant, aucune
lecture particulière ne saurait en résulter : cette peinture ne
raconte évidemment pas d'histoires. N'est-ce pas Motherwell, encore
lui, qui en 1944 intitulait Le Cygne de Mallarmé une composition
parfaitement dénuée de toute narration ? L'allusion à Mallarmé,
c'est-à-dire au poète de la métaphore, manifeste le même refus de la
représentation réaliste et la même volonté de ne rechercher que la
suggestion.
L'univers de Marie Kanony est
bien celui de la suggestion, et il ne peut être que pictural, tant
il est vrai que l'essence de la peinture est de produire une
visibilité qui n'apparaît qu'à travers l'effacement des conditions
de cette production. Au terme du combat de Kanony, l'objet-tableau
est bien là : fortement, matériellement, c'est un objet fini. Mais
il est décidément pensé pour nous conduire vers l'infini. Il n'y a
donc plus qu'à souhaiter bonne route aux regardeurs attentifs.
Jean-Luc
Chalumeau février 2004
EN REGARDANT LES
PEINTURES DE MARIE KANONY :
Je songe à cet extrait de l'écrit d'un artiste, dont
l'influence sur de nombreux peintres abstraits, fut indéniable : "Si vous prenez garde aux salissures de quelque vieux mur,
il pourra s'y rencontrer des représentations de batailles, des
altitudes spirituelles, ou des figures étranges et une infinité
d'autres choses, car l'esprit s'excite dans cette confusion et qu'il
y découvre plusieurs inventions ".
Celui qui s'exprime ainsi, se nomme Léonard de Vinci.
Il est probable que Marie Kanony, n'a pas songé aux murs
lorsque qu'elle a entrepris ses recherches abstraites. J'ai pourtant
bien le sentiment qu'elle peint sur des murs qu'elle recrée, les
fragments de son univers intérieur.
Ses tableaux ont ceci de singulier, qu'ils nous racontent
leur propre histoire : celle d'un espace pictural qui se construit,
celle du peintre qui se débat entre ses certitudes, ses doutes ou
ses fureurs. Les superpositions, coulures, grattages, recouvrements,
ratures, scarifications et repentirs y restent visibles. La
stratification de tous ces mouvements de peindre, nous permettent de
suivre pas à pas les cheminements de l'artiste qui ne nous cache
rien, ni ses tentatives infructueuses, ni ses jubilations, jusqu'à
l'instant magique où cet univers singulier atteint enfin ce point
d'équilibre précaire entre l'instinct et la maîtrise, quand
l'émotion et la rigueur se conjuguent pour constituer le tableau.
Marie Kanony travaille le plus souvent, dans des espaces de
format carré, figure remarquable, en ce qu'elle ne privilégie aucune
des deux dimensions du plan. C'est sans doute pour cette raison, que
ses compositions de ce format, tendent à se refermer sur elles mêmes
dans un mouvement centrifuge, repoussant aux limites du tableau les
formes qui ponctuent l’espace. Cela permet au regard du spectateur
de rebondir de forme en signe pour parcourir et circuler librement
dans le tableau, pour en apprécier l'épidémie riche, empâtée ou
transparente.
A un moment où beaucoup d'artistes se tournent vers la
réalisation d'installations ou vers de nouvelles technologies, il
faut avoir du courage et une bien grande détermination pour
entreprendre l'exploration de sa géographie intérieure au moyen de
la peinture.
Marie Kanony nous apporte par ses tableaux, une preuve que la
peinture est toujours bien vivante et qu'elle reste un merveilleux
moyen pour l’artiste, de faire partager ses émotions .
Renaud Archambault de Beaune 1997
PRINCIPALES EXPOSITIONS
Exposition permanente :
80 rue de Miromesnil - 75008
PARIS
Sur rendez-vous, merci
de vous inscrire ou de téléphoner au
06 15 97 35 24
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2007
Galerie GAVART
Exposition personnelle
: Mairie de Courtenay
2003/2007
RVS FINE ART Southampton New
York
2004
Galerie Beaubourg PARIS
2003
Galerie Beaubourg PARIS
2000
Art et Confrontation de Rouen
1997
Art et confrontation de Rouen
Art et Confrontation
Andriveau
Hôtel des Comines de Marsilly
1996
Salon A PART Pans 3°
1995
Salon Mairie de Courtenay
Salon européen de Chouzy :
premier prix
1994
Château de Ferrières en
Gâtinais
Exposition personnelle Crédit
Lyonnais
1993
Le Loft Boulevard
Saint-Michel
Salon d'Art contemporain de
Chansy
Salon des Arts de Suresnes
Salon des Arts de
Saint-Maurice
1992 à 2004
Salon Réalités Nouvelles
COLLECTIONS ET
DIVERS
Location de tableaux
pour l'Oréal
De Beers, Paris,
France
VENTES AUX ENCHERES
ROSSINI : 19
décembre 2006
CLAUDE AGUTTES :
1er février 2003
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