![]() |
| | | | | | | | | | | | | | | |
|
Biographie
Défilé d'habits-mots au centre culturel Landowski à Boulogne le 14 mars 2010. Martine Chittofrati, a conçu une robe-poème pour un projet lié au printemps des poètes "couleur-femme", initié par Wanda Mihuleac, éditrice de livres d'artistes. La robe-poème sera portée et reprise dans un défilé d'habits-mots qui sera montré en France. (notamment au marché de juin). Le poème de Béatrice Libert est extrait de Vol à main nue, L'Arbre à paroles, Amay, 1998, repris dans Petit bréviaire amoureux, Arbre à paroles et Les Ecrits des Forges, Trois-Rivières, Québec, 2002. VOIR
INTENTIONS DE L'ARTISTE La mue des anges
Martine Chittofrati nous offre un matériau simple, le «
carnet de voyage », mais travaillé, retravaillé, en harmonie avec un
itinéraire parcouru, reparcouru de traces et de strates, qui,
finalement, font une œuvre personnelle, lumineuse et aboutie. Le carnet permet une prise de notes
sur le vif du réel, des sensations, des émotions. A portée de main,
prolongation de la main, le dessin jaillit avec le pinceau chinois
et l’encre de chine, où que je sois, dans un parc, dans une église.
L’encre de Chine est rapide, elle
permet de tracer un trait unique qui reste, que je ne peux pas, ne
veux pas retoucher. Il garde la trace lisible de l’émotion que j’ai
ressentie; Dans le trait à l’encre, je vois les marques du temps :
ce sont les pauses, le pinceau est en suspens. Le support idéal pour
l’encre appliquée au pinceau, est pour moi le papier de riz qui
réagit bien dans l’instant.
Les voyages en Italie, sont une façon
de retrouver mes origines, mais aussi de relier mon passé à mon
présent, dans un voyage intérieur qui, peu à peu, se superpose au
voyage physique, géographique.
De retour à Paris, j’associe
intuitivement les dessins, les reliefs. J’enduis, je maroufle, je
peins. La couleur émerge du dessin, sous les croquis, et en dehors.
Elle crée une atmosphère et une lumière liées au souvenir ».
MARTINE CHITTOFRATI, ENTRE SAISISSEMENT ET ABANDON. Béatrice Libert Ce qui m’a séduite dans l’œuvre de Martine Chittofrati, à l’origine, est difficile à cerner. C’est un ensemble de signes que j’ai saisis naturellement, c’est-à-dire sans y penser. C’est cela le charme ; et c’est ce qui, entre autres, régit l’attachement. Abordons toutefois quelques entrées dans l’œuvre. Le thème du corps Le trait est à la fois ferme et ouvert sur un vide habité par la matière, la couleur, la vibration, par un souffle-esprit, diraient les peintres chinois. Vibration s’avère l’un des mots-clefs du chemin de l’artiste. Traits ouverts, car le dessin n’est jamais fermé. Inachèvement qui donne sur un mystère. Outre la vibration du trait et donc du sujet, il y a le mouvement et l’abandon, si typiques de l’art baroque qui l’inspire, en plus du vide et du plein, comme si le dessin avait pour mission de transmettre l’esprit qui anime le corps. Dans ses croquis, les resserrements ponctuels engendrent un « fil » que la peintre tire à elle et au-delà d’elle-même, qu’elle déroule, jusqu’au prochain nœud, un peu comme sort du ventre de la mère le cordon ombilical qui la relie à l’enfant. Martine Chittofrati montre le corps vivant, vibrant. Elle capte l’essence de l’être dans sa vérité fugace. Le portrait n’est pas figé. Et il nous semble ne jamais pouvoir épuiser ses significations. Le personnage est saisi, comme s’il n’avait pas posé. La rapidité du trait traduit une ferveur vitale, empêchant de s’appesantir sur le sujet, de trop penser, d’en rajouter, de le surcharger affectivement, de vouloir tout dire. Bénédiction ! Dessiner ainsi, n’est-ce pas voler dans tous les sens du terme ? Ainsi progresse-t-elle entre saisissement et ouverture, envol et pause. Et l’on devine la difficulté foncière de l’entreprise. Les matériaux mis en œuvre dans les tableaux parlent à nos sens comme à l’Histoire. Matériaux nobles, gravés, calligraphiés, rehaussés d’or et d’écritures comme venues du fond des âges. Le corps et l’écrit ; le corps et les cris ; le corps et la musique du silence ; chorégraphie. « Ton visage est dans tes mots », ai-je noté un jour. « Tout est langage », affirme Françoise Dolto. Martine Chittofrati nous permet aussi de vérifier l’adage valérien selon lequel « nous n’avions pas vu ce que nous avions vu ». C’est que tout fait signe. Tout est lien. Et les nœuds, les fils sont autant de clefs pour tenter de dénouer l’infini mystère de la création. Ô labyrinthe ! Ô fragments qui nous relient au grand Tout. Archéologie des songes. La couleur densifie l’émotion, capte l’essence du sens, la déploie, la creuse, attise notre pupille. Tout est donné. Et la main, les doigts sont ici des éléments récurrents. Le jardin Du corps, un jour, l’artiste est passée au thème du jardin pour les besoins de projets éditoriaux. Elle y traite l’humus comme l’humain. Le jardin n’est pas un décor, c’est un personnage ; ainsi de l’arbre, de la branche ou du chou. Dans « Le jardin fragile » qui nous a réunies, j’ai particulièrement aimé les semis qu’elle a disposés au bas de certaines pages, évoquant autant les graines que les lettres d’un alphabet mystérieux. Conjugaison artistique de sèmes et semences. Martine Chittofrati dessine et peint comme si elle traçait son cadastre. L’ange Un ange lui rend visite quelquefois dans son atelier; c’est l’un de ses compagnons préférés, un messager qui la relie aux ancêtres, mais aussi aux contemporains et à elle-même, nous voulons dire à son être le plus profond. L’ange est souffle et comme tel, instant et éternité. Deux dimensions de l’art chittofratien qui refuse la cérébralité et la contextualisation du sujet dans notre époque. Dessinant sur le motif, la peintre quitte l’ici et le maintenant, auquel elle demeure pourtant liée, pour saisir l’intemporalité de ce qu’elle contemple. C’est alors qu’elle le capte le mieux, comme un écrivain qui vole des paroles à un passant pour les rendre universelles. Les superpositions Strate sur strate, Martine Chittofrati donne de l’épaisseur à son propos pictural. Encore faut-il s’entendre par épaisseur, car, chez elle comme pour le Tao : « Le grave est la racine du léger.» Si elle donne chair à ses sujets, si elle enduit, n’oublions pas qu’elle ôte, colle, superpose et garde transparence. Elle cerne, mais laisse entrouvert. Dialectique des contraires qui instaurent une tension indispensable à l’édification d’une justesse artistique, d’une vérité humaine. Cette tension suscite, notamment, une sorte de vertige par certains angles de vue, certaines obliques ou par la récurrence de la verticale qu’adoucit une courbe si délicieusement baroque. Art enraciné, mais dont elle a gommé la racine pour susciter élan et grâce, pour lâcher son sujet dans les airs, comme le ferait un enfant de son cerf-volant. En ce sens, l’oeuvre de Martine Chittofrati est une belle déclaration d’amour au monde et une quête infinie de la beauté où, de toute évidence, la poésie a sa place. © Béatrice Libert Arts et Jalons, ce samedi 25 octobre, Saint Mandé. A PROPOS DES LIVRES ILLUSTRES "Jean Joubert, ... , célèbre les
jardins depuis ses premières lignes, et c’est dans l’élégante
collection Raphia d’Alain-Benoît, que le père des « Enfants de Noé »
publie « Eloge du potager », une suite alerte de proses poétiques,
accompagnées des dessins frémissants et rythmés de Martine
Chittofrati."
Béatrice LIBERT "Il faut d'abord souligner la très belle présentation du recueil, où les encres de Martine Chittofrati s'entremêlent aux textes à la manière des plantes dans un jardin fleuri... Un très beau message poétique à recevoir pour sa fraîcheur et sa profondeur, de préférence en été dans l'ombre d'un jardin ..." FRICHES, aut.2005, Eliane Biedermann
PRINCIPALES EXPOSITIONS
2010
Galerie Geoffroy de La Taille - Art Emoi - 75003 Paris.
2008
Publication d'un livre de poésie illustré par l'artiste, avec JEAN JOUBERT (poète français) « Eloge du potager » aux éditions ALAIN LUCIEN BENOIT.
2006
Participation au « Portes Ouvertes des ateliers de Ménilmontant » du 20 au 23 octobre. Publication d'un livre de poésie illustré par l'artiste, avec BEATRICE LIBERT (poète belge) « Vol à main nue » aux éditions L'Arbre à Paroles.
2007
Exposition de groupe Galerie Geoffroy de La Taille - Art Emoi, les Caves de Babylone - Paris.
2005
Exposition personnelle à la Galerie 136, au 136 rue de l'Abbé Groult - 75015 Paris.
2004
Exposition personnelle aux éditions du guépard « Sicilia terra barocca », 81 rue Lepic - 75018 Paris. Exposition personnelle au centre d'animation Clavel « détours Italiens de Venise à Syracuse », 26 rue Clavel - 75019 Paris. Maison du Citoyen et de la vie associative, 16 rue du Révérend Père Aubry - Fontenay sous Bois. Publication d'un livre de poésie illustré par l'artiste, avec BEATRICE LIBERT (poète belge) « Le jardin fragile » aux éditions ALAIN LUCIEN BENOIT.
2003
Exposition « regards croisés » au Carré des Coignard, 150 grande rue - Nogent sur Marne Exposition personnelle « empreintes Italiques » à la Maison de l'Italie de la Cité Universitaire de Paris.
2002
Exposition personnelle « carnet de voyage » 136 rue de l'Abbé Groult - 75015 Paris. Participation à la « journée mondiale de la poésie », Maison de l’Italie de la Cité Universitaire de Paris.
2000
Exposition personnelle au C.A.E.L. à Bourg la Reine. Centre culturel Italien, 23 rue Jean Goujon 75008 Paris.
1999
Galerie de l'Odéon, 11 rue de l'Odéon 75006 Paris
1998
Centre culturel Italien, 23 rue Jean Goujon 75008 Paris Château Sainte Barbe à Fontenay aux Roses
1997
Exposition à l'Abbaye de Fontevraud à l'occasion des « journées Italiennes du festival de France »
1997 Exposition personnelle à l'animathèque de Sceaux
1996
Exposition personnelle place du général Koening 75017 Paris
1995 Exposition personnelle dans la galerie de l'aéroport d'Orly
1994 Participation au salon de l'espace Beaujon, 208 rue du Faubourg St. Honoré 75008 Paris
1993
Exposition personnelle au centre Pierre Poiret à Gonesse
1992 Exposition personnelle dans les salons du Cercle Républicain, 5 avenue de l'Opéra 75001
1992
Centre culturel Italien «Luigi Pirandello» 23 rue Jean Goujon 75008 Paris
1991
Exposition personnelle dans les Salles Hautes du Narthex de la Basilique de Saint Denis Exposition personnelle à la Galerie de la Maison des Beaux Arts, 11 rue des beaux arts 75006 Paris
1989
Exposition personnelle à la grande Masse des Beaux Arts, 1 rue Jacques Callot 75006 Formation artistique à Paris de 1971 à 1981 à l'École Supérieure des Arts Appliqués (Dupérré) et à l'Ecole normale Supérieure de Cachan (E.N.S.E.T.).
J'aime les oeuvres de Martine Chittofrati et je le fais savoir à mes amis
Copyright Art Émoi © 2007 Galerie d'art Peintres, photographes et sculpteurs contemporains
Expositions de peintures et photographies Invitation à un vernissage Conditions de vente Propriété intellectuelle Copyright (c) 2007 Active Art Tous droits réservés (AVLB/C2517) |